Les conséquences de nos émotions sur notre mental et notre physique

C’est notre cerveau qui traite les émotions, le système limbique en particulier, il régit notre bien-être psychologique et une bonne part de notre bien-être corporel.

Mais il est vulnérable et peut entraîner des dysfonctionnements. La plupart des désordres émotionnels ont pour origine des expériences désagréables ou douloureuses vécues dans le passé. Expériences anciennes qui n’ont plus de lien avec le présent, mais qui malheureusement jouent un rôle dans notre présent.

Car au moment où nous vivons cet événement désagréable pour notre être, une empreinte se crée dans notre corps. Et cela peut aussi changer notre comportement, il s’imprime en nous de façon indélébile, les émotions qui ne s’expriment pas, restent mémorisées, stockées, prêtes à être réactivées si les conditions si prêtent.

Notre cerveau émotionnel est peu perméable au langage et à la raison, il l’est plus aux images, aux produits de l’imagination. Tout ce qui tourne en permanence dans notre tête, images, sentiments,  pensées, influence notre rapport avec le monde, nos réactions, nos ressentis, nos humeurs et nous rend sensible aux éléments qui réveillent du stress en nous. C’est pour cela que pour réussir à gérer cela et à maîtriser notre cerveau émotionnel, il nous faut nous servir de la méditation, la relaxation,  la visualisation d’images qui nous apaisent, l’expression émotionnelle et la mobilisation des mémoires du corps par le mouvement et la respiration. Notre corps et notre cerveau possèdent des mécanismes naturels d’auto-guérison, au même titre que la cicatrisation, les blessures internes peuvent être guéries.

Il existe 7 émotions de base: tristesse, colère, peur, joie, dégoût, amour, joie et honte. Les émotions transforment notre corps à l’intérieur et à l’extérieur.  Elles sont utiles, car elles nous servent à bien réagir, elles sont les mêmes pour le monde entier. Elles viennent et passent, les exprimer nous aident à nous en libérer. Nous pouvons éprouver plusieurs émotions en même temps, les enfouir ne sert à rien car qu’elles ressortiront un jour ou l’autre, quand nous savons les nommer nous commençons à les maîtriser.

Le fait de taire notre mental et de rester connecté au moment présent, apaise notre corps et permet à notre hémisphère gauche qui produit nos défenses et à notre hémisphère droit qui les stimulent d’être en interactions harmonieuses.

La psychosomatique est une approche de l’homme qui considère que tout ce qui affecté le corps affecté aussi l’esprit, et inversement tout ce qui affecte l’esprit affecte aussi le corps.

La somatisation est responsable de beaucoup de mots, il suffit qu’un agent extérieur intervienne dans notre vie pour déstabiliser nos émotions, pour que nous finissions par tomber malade.

Ce que nous faisons de bon pour notre psychisme et notre corps, a une répercussion globale sur notre bien-être.

Le réflexe du mieux-être consiste à prendre en considération nos inconforts, nos douleurs, nos malaises émotionnels et de réagir aussitôt que nous avons conscience du problème, pour y apporter une solution qui nous donnera du bien-être.

Il est clair que chacun doit prendre ses responsabilités pour se maintenir en bonne santé, avoir une alimentation équilibrée, un sommeil réparateur, apprendre à oxygéner son corps, avoir une activité physique adaptée à ses besoins.

Penser que quelqu’un d’autre que soi, puisse prendre soin de notre santé, s’en que nous même ne soyons acteur de cela est une utopie. Cette façon de penser vient de nos croyances et de notre éducation.

Vivre n’est pas simple, vivre est fait de contrainte, d’obligation par rapport à soi et vers ceux qui nous entourent, par l’union corps esprit donc nous sommes faits.

Le simple fait de se lever le matin à heure fixe, de se préparer, de gérer le réveil des siens, leur préparation matinale, de partir à l’école, au travail. Subir les aléas des transports en communs, des bouchons, de participer à la vie de notre entreprise, de notre école, de vivre avec les différences de chacun, d’être contraint à x ou y choses pendant notre journée. Passer la soirée à la maison, Faire les courses, les devoirs, les douches, les problèmes à régler à gauche ou à droite, le couché, la vie de couples, les insomnies, etc. sont vus par certains comme du stress et leur accumulation selon l’état émotionnel, l’état physique, les transformèrent en mauvais stress. Même le bon stress, peut être vécu comme des périodes stressantes pour les personnes en mal être, les rencontres amical, les repas familiaux, les moments passés avec ses enfants, son conjoint, les vacances, les éclats de rire, l’acquisition d’une maison, d’une voiture, sont pour eux des épreuves. Sans parler de la perte d’un travail, d’un être cher, la maladie.

Lorsqu’il y a dysfonctionnement, c’est que nos limites naturelles d’autorégulation sont dépassées.

Le stress est l’ensemble des réactions du corps face à une contrainte, il existe le bon stress et le mauvais stress. Dans la vie tout événement extérieur nous provoque du stress, nous ne réagissons pas pareillement, notre vécu, notre caractère, nos croyances, notre éducation est responsable de notre mode de réaction. Tout au long de notre vie, nous subissons des périodes de stress bon et mauvais, qui nous construisent et nous détruisent. Le stress est une réponse du corps à une stimulation d’ordre physique et /ou psychologique. Si cette stimulation est longue et désagréable, cela crée un dysfonctionnement,  c’est que notre équilibre est perturbé.  C’est à nous de percevoir nos limites, de savoir où nous devrons aller afin de ne pas dépasser les bornes.

Le stress est la réaction de notre corps face aux événements que nous vivons, c’est un mécanisme d’adaptation indispensable, il est positif, ce qui nous pèse c’est l’excès de stress quotidien.

La vie est faite que de stress petit et grand,  heureux et malheureux, c’est-à-dire fait d’événements divers et variés,  qui nous stimulent. Ces événements sont primordiaux pour faire partie de la société dans laquelle on a choisi de vivre, si nous ne pouvons les assumer nous nous mettons en marge de cette société. Son intensité, sa durée et sa répétition peut créer un effet de surcharge.

Pour éviter d’en arriver là, nos besoins physiques et psychiques sont à prendre en compte, le modelage de notre être est un long parcours qui débute dès le jeune âge. Savoir gérer ses émotions est primordial pour notre bien-être.

Être à l’écoute de ses besoins, savoir se préserver, faire des choix réfléchi pour éviter de partir dans des sentiers compliqués, faire attention à ses actes, à ses paroles pour ne pas blesser autrui, ne pas être susceptible au dire des autres, pour gérer son estime de soi et savoir dialoguer plutôt qu’interpréter les choses en imaginant des faits qui ne sont pas. Ne pas amplifier les choses, ne pas ressasser, se créer des frustrations pour des choses que nous n’avons pas, en pensant que s’en eux nous ne serons jamais heureux, il est important pour notre bien-être de faire taire notre mental et vivre simplement dans l’instant qui est présent. Profiter de ce qu’on a, de chaque instant qui présent, heureux d’être, savoir se valoriser, croire en soi et ses capacités.

Toutes les contraintes (le stress) ne créent pas de maladie, c’est notre mauvaise gestion de tous ces éléments, que nous vivons comme des contraintes qui sont responsables de notre stress. Il est important de savoir relâcher la pression, ne pas subir les contraintes de la vie, les accepter avec douceur, car que nous les acceptons ou pas elles resteront en même. Les intégrer comme étant des événements normaux à gérer pour faire partie de ce monde, trouver une ou des méthodes qui nous conviennent pour nous connecter à nous, la nature, pour nous ressourcer ( marche, repos en conscience, prière, méditation,  yoga, taïchi, qi gong…). Prendre le temps de se déconnecter de sa vie habituelle,  se retrouver soi-même est primordial pour arriver à se connaître, à se fortifier pour vivre nos vies le plus sereinement possible.

Chacun vit son stress différemment, les réactions physiques sont variées, d’un individu à un autre.

Certains disent être plus productifs qu’en état de stress, mais le corps en subira un jour ou l’autre les méfaits.

Si vous voulez aller plus loin, Hanse Selye (26 janvier 1907- 16 octobre 1982),  parle du stress en 1936, en recherchant un lien commun à toutes les maladies.

Le livre Aide-toi-ton-corps-t-aidera est très intéressant, je m’en suis inspirée pour mon article.

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